En 2018, tout le monde se disait que ça n’arriverait qu’en 2021…

Aujourd’hui on se rend compte que ça va nous tomber dessus plutôt en Mai 2020…

L’ARCEP, l’organisme chargée de la régulation de l’affectation des IP (entre autres) vient de sortir un nouveau rapport qui prévoit la pénurie des adresses IPv4 en Mai 2020.

Alors bien sûr, plutôt que d’essayer de passer progressivement sous IPv6, on fait l’autruche et on attends une directive européenne qui nous y obligera !

Et puis, même si les ressources s’épuisent, ça n’empêche pas de vendre un sous-réseau public en /8 à Amazon 🙂

Source : https://www.whois.com/whois/44.192.0.0


Bref, là où ça craint c’est que chacun construit des alternatives bouche-trou de son côté…

Free songe (et le fait déjà) à mutualiser certains clients sur une même adresse public et trifouiller des redirections de ports dans tous les sens pour que ça soit transparent pour le client final.

Chez FirstHeberg, où ce blog est hébergé, Jérémy Martin, le directeur technique, indique qu’actuellement une adresse publique est allouée à chaque site, chaque serveur loué.

Mais lorsque la pénurie sera avérée, ils devraient fournir uniquement des IPv6 et proposer une option (payante évidemment) supplémentaire pour avoir une IPv4.

Le problème, c’est que tous les clients ou équipements qui ne disposent pas d’une adresse IPv6 ne pourront pas accéder à ces derniers.

On arrivera donc à un Internet scindé en deux parties.

Et quand on voit que certains aéroport tournent encore sous Windows 3.1 (C’était à Orly) on se dit qu’on est pas prêt d’avoir de l’IPv6 partout…

L’Arcep va fournir un rapport hebdomadaire pour suivre l’évolution (où plutôt la diminution) des adresses IPv4 ici : https://www.arcep.fr/la-regulation/grands-dossiers-internet-et-numerique/lipv6/suivi-epuisement-adresses-ipv4.html

L’interview de Jérémy Martin figure également à cette adresse.

Le lien du site de l’ARCEP : https://www.arcep.fr